Automobile : la location courte durée, un vecteur de liberté

Tous les feux sont au vert, autant que l’énergie qu’elle promeut. Peu à peu, la voiture électrique conquière le cœur des Français. Et le conflit au Moyen-Orient n’aura fait que précipiter le mouvement : au mois d’août, elle représentait 38,8 % de part de marché sur le segment des voitures particulières (+ 111 % par rapport à août 2025). Au total, le parc roulant a franchi le cap des 2 millions de quatre roues 100% électriques ! Autres signes tangents, les catalogues des constructeurs proposent de plus en plus de véhicules abordables (autour de 25 000 euros), les modes de financements (voir ci-dessous) comme la location longue durée se diversifient, tout comme augmente le nombre de bornes (200 000) et la durée de stockage des batteries. Enfin, même le marché de l’occasion, longtemps rétif, s’ouvre enfin aux voitures zéro émission. Dans ce contexte euphorique, le Mondial de l’automobile à Paris (du 12 au 18 octobre), proposera une flopée inégalée de nouveautés. Indiscutablement, 2026, marque un tournant historique, celui du couronnement de la watture.

Vivre sans voiture ? Impensable pour la quasi-totalité des Européens. Attachés à mener leur existence en toute indépendance, ils n’imaginent pas s’en priver même lorsqu’ils n’en possèdent pas. Un constat largement partagé en France où, ce besoin crucial d’autonomie dans les déplacements prend toute son importance lors des vacances et des multiples ponts du printemps comme en témoignent les pics de réservations chez les loueurs de courte durée. « Les jeunes générations affirment un réel appétit pour le voyage, notamment l’été. Cette année, 92 % des 18-34 ans comptaient partir en couple, en famille ou entre amis. C’est un peu plus que la moyenne nationale qui s’établissait à huit sur dix », souligne Guirec Grand-Clément, directeur général d’Enterprise Mobility.

Disposer d’une voiture sur son lieu de villégiature

Au-delà du trajet, « l’automobile s’impose comme un élément structurant de l’expérience estivale », note une récente étude réalisée pour la société par OpinionWay. Autant les familles n’hésitent plus à combiner les modes de transport pour rejoindre leur lieu de villégiature, en prenant le train ou l’avion, autant elles comptent bien trouver un véhicule, une fois arrivées à destination. Elles ne veulent plus faire l’amère expérience de renoncer à visiter un département et ses villages environnants ou de se retrouver dans l’impossibilité de se rendre en zone rurale, sur une région côtière. « La Suisse a développé un maillage d’infrastructures ferroviaires qui permet de sillonner le pays dans ses moindres recoins. En France, vous ne pouvez pas faire l’impasse sur la voiture pour explorer le parc des Cévennes », illustre Guirec Grand-Clément. Faute de moyen de locomotion, 41 % des sondés reconnaissent avoir abandonné une envie de découverte. Le constat est à nouveau plus net chez les moins de 35 ans dont les deux tiers admettent être restés sur leur faim. « Loin des clichés qui stigmatisent leur désintérêt pour l’automobile, ils apparaissent au contraire très concernés par son utilisation pour réaliser leurs projets », constate OpinionWay.

Vers une mobilité régionale plus vertueuse

« Cette enquête illustre également l’attachement profond des Français à leur territoire, dans un contexte où le tourisme de proximité et l’exploration des richesses locales répondent pleinement aux aspirations », analyse Guirec Grand-Clément. Une appétence qui se traduit par une forte progression des foyers qui recourent à la location. « Cette dynamique s’inscrit également dans une vision d’une mobilité toujours plus vertueuse, en favorisant l’accès au modèle le mieux adapté à chaque usage et en accompagnant la transition vers des solutions de déplacement plus sobres« , déclare Guirec Grand-Clément. Elle explique en partie l’attention nouvelle portée aux gammes électriques, jusque-là peu prisées des clients. « Les évolutions technologiques diminuent les appréhensions. L’autonomie plus grande des batteries, la multiplication des bornes dans les gares, les aéroports et les aires de repos, ainsi qu’une meilleure transparence tarifaire selon le type de recharge contribue à rassurer les conducteurs occasionnels », témoigne Guirec Grand-Clément. Face à la crise du pouvoir d’achat, la location courte durée s’érige comme un vecteur de liberté pour une locomotion plus responsable.

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